Rechercher
  • Milena Piccoli

Je me sens belle, je suis belle.


Ben oui, sauf qu’en général, on ne se sent pas comme ça du tout. Notre inspection matinale ressemble plus souvent à un catalogue de bobos-défauts qu’à un hymne à notre jolie peau.

Oh non, j’ai un bouton sur le front, et des cernes d’alcolo, et une couperose de sorcière, et trois nouvelles rides, et le menton qui s’affaisse, et le cheveu filasse, et le teint vert… Je fais l’impasse sur les kilos en trop, les mollets de cyclistes, les biceps qui pendouillent, et autres disgrâces qui ne font qu’allonger la liste de nos doléances physiques.

Dans de telles conditions, et après moultes répétitions de la litanie, pas facile de se sentir jolie et de faire preuve de coquetterie.

Ben non, on aurait plutôt tendance à courber l’échine pour faire disparaitre notre minois verdâtre dans l’ombre de notre chevelure raréfiée, à se racrapoter pour se faire oublier et à se vêtir de noir, espérant de la sorte bénéficier d’un minimum d’invisibilité. Et on aura tout gagné, quand on se sent moche, on se comporte en moche, on se camoufle et on apparaît, au-mieux : moche, au pire : pas du tout.

Alors que je décris cette triste réalité, l’adage attribué à Sophia Loren vient me titiller : II n’y a pas de plus belle femme qu’une femme qui se sent belle. Attention, Sophia n’a pas dit que se voit belle, non, Sophia a dit qui se sent belle.

Alors que faire pour se sentir ainsi et faire fi de nos anomalies ?

On pourrait, peut-être, avant d’affronter notre reflet dans la psyché :

*retirer lunettes et lentilles pour voir tout flou

*jouer les presbytes pour ne rien voir du tout

*s’éloigner un bon coup

Et dans le vague artistique ainsi créé, s’estimer jolie, se sentir jolie, être jolie.

Miroir, gentil miroir, c’est qui la plus mimi ? Ben c’est Bibi.

Allez les filles, ce n’est pas ce qu’on voit qui compte.


89 vues0 commentaire

© 2020 par Milena Piccoli Acting & Coaching.